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Saint-Nazaire

Saint-Nazaire : Pâques 2012

duriotvega

Ci-Dessus : le Vega : céréalier à Saint-Nazaire 100X100, peint en juillet 2013

Réveillé par le Samuel-de-Champlain

J’avais essayé, la nuit d’avant, un petit port de pêche et de tourisme breton, bucolique à souhait… On ne se refait pas, la nuit suivante, le camion bleu était à couple avec les remorqueurs du port de commerce de Saint-Nazaire. Je me suis senti bien là, près de ces immenses hangars, à l’ombre des grues, à côté de ces pilotes déjà peints l’an passé, presque à la même époque. Cet univers de ferraille, de puissants diesels, évoque le voyage lointain, l’échange de marchandises et le travail. Il fait froid, le printemps n’arrive pas à percer. J’ai dormi comme un bébé, sous deux couettes, entre mer et écluse. Au matin, le grondement d’un moteur m’a tiré du lit. Sourd, régulier, il emplit l’air de cette partie du port. Le pont basculant est levé, vertical vers un plafond bas et maussade. Le Samuel-de-Champlain est en bassin : une drague de cent-vingt mètres. Elle creuse sans relâche le lit de la Loire et va larguer au loin ses boues et sables arrachés à l’estuaire nantais. J’étrenne un nouvel appareil photo. Bon sujet. Il fait trop humide pour se lancer dans une toile ou même un croquis et l’engin ne passera que peu de temps entre les écluses. Va pour une série de clichés et un travail en atelier. Voici aujourd’hui une vision romancée de l’événement, comme d’habitude. L’immeuble d’arrière plan est parti, l’ambiance est surréaliste, toute la place est au bateau, à ses couleurs et ses formes inhabituelles.

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Saint-Nazaire : Pâques 2012

30X40

Vacances Bretonnes : Il pleut sans cesse sur Donges. Au loin la torchère rougeoie sur l’horizon, nargue la pluie battante, brûle les nuages gorgés d’eau, émerge d’une grisaille où les tours d’acier épousent la couleur d’un azur dépenaillé. Le clapot balbutie mollement sur les rives. Aux pieds de géants en treillis boulonnés, l’herbe courbée trempe par moment sa tête dans une houle saumâtre. Les plus hautes ferrailles lacèrent quelques cumulus attardés près du sol, empesés d’une eau lourde, comme des canadairs trop rassasiés.Le vent claque les haubans, tord les poutrelles, siffle dans les filins. Le soir tombe sur les tapis roulants immobiles, les bouches goulues des grues ne puisent plus dans les ventres ouverts des cargos amarrés. Les ogres repus, dressés sur le béton, dans leurs habits à damiers, regardent tomber la pluie, ruissellent en grandes flaques sur les quais déserts. Au loin le pont de Saint-Nazaire tend son infini tablier vers une autre rive improbable, attache ses câbles dans le vide boursoufflé, darde ses anneaux rouge et blanc immenses et dérisoires dans un océan humide. La Bretagne commence ici.

Saint-Nazaire : Février 2011

Pilotes : 70X90

Il fait froid, le port est au ralenti. Deux bateaux pilotes sont amarrés à couple près de l’écluse du musée. Ils seront les seuls sujets de cette courte escapade hivernale. Terminés hélas en atelier, la température ne se prête pas à l’art en extérieur.

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